ET SI ON PARLAIT ÉMOTIONS ?

Tout d’abord, un peu d’étymologie :

L’émotion de la racine latine emovere « mettre en mouvement », est une expérience psychophysiologique complexe et intense de l’état d’esprit d’un individu liée à un objet repérable lorsqu’il réagit aux influences biochimiques (interne) et environnementales (externe). Chez les humains, l’émotion inclut fondamentalement « un comportement physiologique, des comportements expressifs et une conscience ». L’émotion est associée à l’humeur, au tempérament, à la personnalité, à la disposition et à la motivation. Le mot « émotion » provient du mot français « émouvoir ». Il est basé sur le latin emovere, dont e- (variante de ex-) signifie « hors de » et movere signifie « mouvement ». Le terme lié « motivation » est également dérivé du mot movere.

 

Une émotion est une réaction psychologique et physique à une situation. Elle a d’abord une manifestation interne (par exemple, la peur : la boule au ventre avant un examen) et génère une réaction extérieure (je ne veux pas y aller, je ne sais plus rien !). Contrairement à l’émotion, le sentiment ne présente pas de de manifestation réactionnelle (je suis confiante)

L’émotion est provoquée par la confrontation à une situation et à l’interprétation de la réalité que nous en faisons

Nous parlons souvent du QI (quotient intellectuel) qui structure notre système éducatif et notre système de sélection. Il mesure l’intelligence analytique. Nos fonctions mentales sont mobilisées pour capter l’information, l’analyser et la comprendre de manière à résoudre un problème donné.

Ce qui nous intéresse ici, c’est le QE (quotient émotionnel). Depuis les années 80, l’intelligence émotionnelle a fait l’objet de nombreuses études scientifiques dont les plus reconnues sont celles des docteurs Peter Salovey et Jack Meyer.

Selon eux, « L’intelligence émotionnelle est une forme d’intelligence qui suppose la capacité à identifier ses émotions et celles d’autrui et à les utiliser pour orienter ses actions et celles d’autrui. »

On peut aisément comprendre que lorsque nous avons la capacité d’identifier nos propres émotions et celles des autres, il devient plus facile de réussir dans nos relations sociales, qu’elles concernent le cadre personnel ou professionnel.

Les compétences de l’intelligence émotionnelle peuvent être définies ainsi :

  1. La capacité de percevoir et d’exprimer des émotions
  • Reconnaitre ses émotions (comportement physique, sensations…)
  • Reconnaitre celles des autres (langage verbal et non verbal) et identifier les expressions authentiques (ou fausses !)
  • Être capable d’exprimer ses émotions et ses besoins de manière congruente : ce que vous dites correspond à votre langage non verbal (votre posture, le ton de votre voix, vos expressions corporelles…)

 

  1. La capacité d’assimiler les émotions dans la pensée afin de pouvoir agir de manière appropriée et plus efficace
  • Certaines émotions nous perturbent par exemple, la peur et la colère
  • Elles sont toutes porteuses d’informations importantes il est donc indispensable d’en tenir compte.
  • Elles nous permettent de faire des choix et d’aller à l’essentiel.
  • Elles jouent un rôle majeur dans toute situation de communication.

Ecouter son intuition en tenant compte de critères plus rationnels est un passeport pour une meilleure prise de décision.

Votre capacité de générer des émotions facilitera votre jugement, la résolution de problèmes, la mémorisation et la créativité.

  1. La capacité de connaitre les émotions, leurs causes et leurs conséquences
  • Repérer ce qui déclenche un état émotionnel particulier
  • Enrichir son vocabulaire émotionnel afin de pouvoir exprimer et saisir les différentes nuances d’une émotion.
  • Repérer les différents paliers d’intensité afin de mieux adapter vos réactions :

Exemple : dans la « famille colère » vous pouvez ressentir de l’agacement, de l’irritation, de l’énervement, de la colère de la rage. Evidemment, votre réaction devra être proportionnel au degré d’importance de l’émotion générée.

 

  1. La capacité de réguler ses propres émotions et d’influencer celles des autres.

C’est la capacité de rester ouvert aux émotions agréables ou déplaisantes de prolonger un état émotionnel ou d’y mettre un terme. Le but étant de rester objectif face à ce qui nous émeut.

  • Transformer une émotion déplaisante en émotion plaisante
  • Diminuer ou augmenter l’intensité d’une émotion (n’oubliez pas que l’intensité de l’émotion dépend de notre interprétation de la réalité)
  • Agir sur les manifestations physiologiques de l’émotion (respiration, exercice physique, …)

Les émotions principales sont :

 

La joie : mes besoins sont satisfaits, je suis dans le bien-être.

La colère : invasion du territoire physique ou psychique, expression d’un besoin, mes limites doivent être reconstruites.

La peur : il y a une menace pour mon bien-être, physique, mentale, émotionnel.

La tristesse : perte, manque, la circulation énergétique est rompue

Le dégoût : non-respect des valeurs et des besoin fondamentaux, besoin d’éloignement

Ces émotions seront développées  très prochainement dans de nouveaux articles!

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A très bientôt,

Béatrice

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