Ma Séparation

Le contexte

Nous sommes en 2015 :

18 ans de vie commune, 14 ans de mariage, 9 ans d’expatriation dont deux années « de merde » en Chine dans un charmant village perdu entre mer et montagne, où on ne trouve rien mis à part une industrie de briquets jetables, des chaussures contrefaites en plastique et des bars à p…, tout ça avec un indice de pollution quotidien de 400, bref un vrai paradis ! J’étouffe et pour cause ! La tristesse devient ma compagne !

Une année interminable

14 février 2015, ça ne s’invente pas ! Le week-end se termine au Mont Elisabeth Hospital à Singapour. Diagnostique : pneumothorax avancé, probablement causé par l’air pur chinois !  Résultat : une chirurgie de 6 heures, soins intensifs, réanimation et impossibilité de reprendre l’avion ; je reste à Singapour et mon (encore) mari fait des aller-retours entre la Chine et Singapour. Il est finalement décidé que la pollution chinoise n’est pas compatible avec mon état de santé nous rentrerons donc à Singapour en juin…

17 juin 2015 midi, Allemagne : mon cher mari m’informe qu’il me quitte pour une chinoise de 28 ans rencontrée dans l’un de ces bars à p… de Wenzhou. Accessoirement, depuis quelques semaines, elle occupe mon appartement, mon lit et s’occupe très bien de mon mari ! C’est un choc totalement imprévisible et d’une violence inouïe. Je viens de réaliser que les contes de fées n’existent pas. En une minute, comme Cendrillon chez sa belle-mère acariâtre, je viens de tout perdre :

  • Ma santé,
  • Mon mari,
  • Mon meilleur ami,
  • Ma situation,
  • Mon statut
  • Je n’ai plus de maison,
  • Plus de pays,
  • Plus de visa…

Contrairement à Cendrillon, je ne rentre pas en « citrouille » ! Il n’est pas encore minuit, je prends le premier vol pour Singapour…La peur, la colère, la tristesse : je ne sais pas.

13 heures de réflexion en mode « panique » …

L’abattement et la sensation de fin du monde sont les premiers sentiments. La perception négative d’une rupture est décuplée en expatriation : devenir « SDF » à 47 ans du jour au lendemain à 10 000 km de chez soi est assez traumatisant. L’éloignement, la perte de repères, la précarité de la situation, ne pas savoir vers qui se tourner ou comment régler les problèmes purement matériels du quotidien, sont autant d’éléments exacerbés par le statut de « conjoint d’expat ». Passer de la sécurité à l’extrême vulnérabilité est assurément l’une des réalités les plus difficiles à affronter. La solitude est inéluctable.

De grosses zones de turbulences sont à prévoir : pour la première fois depuis longtemps, j’écoute les consignes de sécurité données par l’hôtesse, tout y passe : les masques à oxygène, le gilet de sauvetage, l’ouverture des portes, les tobogans …mais là, franchement, je ne veux sauver personne et surtout pas moi !

…et la première année de galère !

Viennent s’ajouter les sentiments de culpabilité et la perte de confiance en soi ; malheureusement, ces deux points sont, en général, fortement entretenus par le conjoint « lâcheur » (je passe sur les détails croustillants de mon histoire) et la sensation d’être la source de l’échec devient omniprésente. Dans le même temps, il faut palier aux besoins matériels. Retrouver un emploi, cela devient très compliqué : comment est-il possible de mettre en avant ses talents et prétendre qu’on est la meilleure pour le job alors qu’on est persuadée du contraire ?

Un soutien psychologique, quel qu’il soit, est absolument nécessaire. On ne dort plus, on ne s’alimente plus, le corps lâche prise et notre capacité de réflexion est réduite à néant. La descente est rapide et l’issue peut vite devenir tragique.

Il n’y a pas de recette miracle, chacune réagit différemment en fonction de sa situation personnelle. Le support émotionnel est primordial tout au long de la procédure et probablement après. Vous êtes loin de votre famille et vos amis ont leurs limites. Il peut donc être nécessaire de faire appel à un professionnel de santé, un coach, un cheval ! Sauf dans les cas extrêmes, évitez les pilules du bonheur, elles neutralisent vos neurones et croyez-moi, vos neurones sont vos meilleurs alliés !

Il est important de faire preuve de discernement et pour ma part, j’étais bien partie dans la réalité virtuelle de mes angoisses sans réponses :

  • Comment cette histoire va finir ? Drôle de question quand il n’y a plus d’histoire !
  • Pourquoi est-ce que ça m’arrive à moi ? Même si je ne suis pas une analytique née, avec un taux de divorce qui frise les 50% en France, ça n’arrive pas qu’à moi !

Bref en ressassant ce genre de question, le constat fut sans appel. Mon mode de réflexion « desesperate housewife » du type désespérée qui n’a plus de maison et qui n’est plus la femme de personne :

  • Ne me permettait pas d’avancer vers une solution,
  • Ni d’y voir plus clair,
  • Et franchement, y penser ne me permettait absolument pas d’être soulagée !

Bref, je devenais une anorexique, névrosée et insomniaque ayant perdu son identité, pas vraiment sexy quand tout est à reconstruire ! Plus simplement, je me suis perdue… je veux dire vraiment perdue.

A cet instant, je suis déjà au fond du gouffre, si je continue de creuser, c’est sûr, je vais y rester. Celui qui fut mon compagnon de route pendant 20 ans n’est finalement qu’une option sur 7,5 milliards !

La 2eme année, faire la différence entre qui est important et ce qui est urgent !

C’est sans appel, l’urgent c’est moi ! Pour être alignée, je suis hyper alignée, ma tête, mon corps, mon cœur, tout est au point mort …c’est le top ! Je ne vais pas entrer dans les détails, mais sachez que tout ce que je transmets aujourd’hui, je l’ai testé il y a donc des solutions adaptées à toutes et tous.

Dans les grandes lignes et dans l’ordre de mes urgences :

Mon corps :

J’ai adopté une hygiène alimentaire adaptée. C’est basique, mais que vous soyez une 2CV ou une Ferrari, sans carburant vous resterez sur place ! J’ai repris progressivement une activité physique…j’étais beaucoup moins motivée, mais une carrosserie sans moteur, ça ne sert pas à grand-chose. Résultat, cette machine extraordinaire que l’on appelle le corps humain se remet en route …dingue !  Je peux passer à la suite

 

Mon Cœur :

Ce truc qui bat n’est pas qu’une pompe, le cœur humain génère le plus fort champ magnétique dans le corps, soit près de 5000 fois plus intense que celui émis par le cerveau. Il peut influer sur notre perception de la réalité, et de ce fait sur nos réactions. Il réagit à la qualité des émotions que nous suscitons dans nos vies. Ces fameuses émotions dont je ne sais que faire. C’est là que les chevaux entrent en jeu pour moi, ils ont la capacité de me renvoyer en pleine face ce que je n’arrive plus à identifier seule. Le cœur envoie plus d’information au cerveau qu’il n’en reçoit. Le but est d’écouter ce qui se passe…d’apprendre à avoir confiance en notre intuition, et reconnaître que la vraie origine de nos réactions émotionnelles n’est pas dans ce qui arrive à l’extérieur, mais dans notre intérieur.

Ma tête :

Le cerveau, je le compare à un bouton de synchronisation. Lorsque votre vie est plus saine (hygiène alimentaire, exercice physique…), que vous apprenez à écouter votre intuition, les messages envoyés par votre organisme et comprenez que l’importance des problèmes extérieurs dépend de la perception que vous en avez, tout devient plus simple. Ne plus être esclave de son cerveau, mais l’utiliser à bon escient est à la portée de tous. Je ne prétends pas que c’est facile, je dis juste que c’est possible : ne parle-t-on pas de préparation mentale ?

Pour conclure :

En apprenant à être bien dans mon corps, en mesurant l’importance de me reconnecter à mon intelligence émotionnelle, en utilisant les différentes facettes de la préparation mentale, j’ai redécouvert mes talents et je les ai valorisés. Je suis redevenu authentique, je savoure l’instant présent et suis hyper optimiste pour l’avenir puisqu’il se construit sur mes choix en fonction de mes envies.

J’ai vécu cette séparation seule, aucun groupe, aucun coaching dédié à cette étape de vie pourtant si répandue.  Guérir de cette séparation fut un processus long. J’ai appris, je me suis formée, j’ai expérimenté, j’ai testé…

Aujourd’hui, je peux dire que « Gaie-Rire » d’une séparation est possible, donc pour toutes celles qui le souhaitent j’organise avec Chris (elle partagera très bientôt son expérience) des ateliers « Gaie-rire » de votre séparation partout en France .

Nous mettons à votre disposition différentes approches pour vous permettre de reprendre les rênes de votre vie de femme et de voguer vers d’autres horizons.

Aidez-nous à répondre au mieux à vos attentes en répondant à notre sondage. https://goo.gl/forms/3l9XkBiGwd9uiQPk1

Si cet article vous a plu n’hésitez pas à le partager sur vos réseaux sociaux et à me laisser un commentaire 🙂 

A très bientôt,

Béatrice 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2 réflexions au sujet de « Ma Séparation »

  1. Lorsque je me sépare d’une partie de moi-même (mon autorité intérieure, ma joie de vivre, ma créativité, ma liberté d’action ou de penser…), je me fonds à l’environnement ou à l’autre par souci de comblement, d’unification. Je peux même expérimenter une relation fusionnelle et m’oublier.

    Dans cet espace relationnel, je peux me soumettre à des demandes implicites ou explicites, me laisser porter à l’horizontal, interagir sous conditions. Je peux me mettre au service de l’autre – comme m’expatrier en couple – et prendre le risque de le/la séduire quand ma soumission devenue invisible devient un poids (la séduction étant une soumission exagérée et contrôlée). Ma quête de justesse et de justice passe par ce changement souvent inconscient de comportement puis, pour ne pas tendre vers la vengeance qui est le stade supérieur à la séduction, je tranche, je lutte ou je fuis et je « défusionne ». Je quitte, je me sépare de l’autre… donc d’une partie de moi-même puisque nous étions une unité.

    Guerre et guérison sont inséparables car de même racine. Lorsque je pars en guerre avec ou contre moi-même, avec ou contre l’autre, je me guéris. Je gaie-ris des symptômes dissonants et je guéris l’autre partiellement ou en totalité. Partir, quitter, guérir, autant de forces manifestées pour se trouver, retrouver le chemin vers le chant inconditionnel de son cœur. Calculer l’intérêt à grandir pour soi-même et le partager. Etre responsable de sa parole, de ses actes.

    Dans le corps physique, l’état d’unité et la sensation de séparation sont liés à la cohésion, la connexion. Primitive, la cohésion cellulaire préside à l’élaboration de tissus, d’organes, de muscles, d’articulations, de systèmes divers… la cohésion cellulaire peut être insuffisante comme proliférante. Primordiale, la connexion en réseaux neuronaux sous-tend la multiplicité cérébrale et tant de capacités. L’organisation dans les choix et la concentration sur les priorités s’installent. Il ne reste plus qu’à les communiquer.

    En soi, toucher le fond, explorer ses limites et galvaniser ses contours pour percevoir la totalité de son être. Inviolable, infalsifiable.

    Total.e, unifié.e, je suis consciemment disposé.e à partager comme bon me semble, avec discernement ; et je ne me sépare de rien. Dans l’invisible je reconnais mon attachement à l’environnement ou à l’autre – qu’il soit infime ou substantiel – et je poursuis ma quête d’élévation. Je suis en marche.

    «  Fluide est la structure de circulation universelle, le lien dans lequel tout vient en contact de tout, et arrive à se mélanger sans perdre sa forme et sa propre substance. »
    La vie des plantes Emmanuele Coccia, philosophe

    D’un point de vu comportemental, notre dynamisme musculaire influe sur la structure fondamentale verticale de notre corps physique (du bassin au crâne) et sur sa structure relationnelle acquise, horizontale (membres) (vers qui ou quoi je tend les bras ? Comment j’embrasse le monde ? Vers où aller ? Courir ou rester ? Profil psychique, posture et respiration à l’unisson (de nous-même et d’autrui) sont empreints de nos guerres à gaie-rire. A bon guérisseur, beau sourire !

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